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Ville olympique, Grenoble a connu son premier bond en avant dans les années 20
avec le développement de la houille blanche. Depuis la ville n'a cessé
d'entretenir et de développer sa vocation de pôle d'excellence en matière de
recherche et d'industrie de pointe. Grenoble à cet égard constitue un
véritable laboratoire. Ses différentes phases de développement ont laissé
des traces particulièrement significatives. La qualité constructive de
certains de ses équipements, comme ceux de l'époque olympique, est
remarquable. Grenoble est également la ville historique du ciment, inventé par
Vicat en 1818.
Sa situation exceptionnelle, au coeur des montagnes, au
confluent de trois vallées qui la mettent en communication avec l'ouest (le
lyonnais), le nord (la savoie) et le sud (la méditerrannée) et au-delà toute
l'Europe, est un atout géo-économique incomparable, dont savent profiter le
monde de l'entreprise aussi bien que le monde universitaire.
Ouverte Ã
toutes les grandes interrogations de notre temps, la ville, l'habitat, la
technologie et l'environnement, l'École d'architecture entretient des relations
privilégiées avec Grenoble. Elle est en symbiose avec sa ville et son cadre
montagneux . Elle s'en inspire et l'accompagne dans ses grands débats sur
l'aménagement, le transport, les cités.
les métiers de l'architecture
: Le métier d'architecte s'articule essentiellement autour de la formation
au projet. Le projet en architecture consiste surtout en la capacité Ã
rapprocher des systèmes et des données séparés et distincts : le climat,
l'équilibre des structures, les techniques de mises en Suvre, le terrain,
pente, situation, culture du territoire, d'où sont issus les principes
d'économie, d'usage, les données culturelles, les règlements, l'histoire du
lieu ou la forme des végétaux...
Cette activité de projet demande aux
architectes de se confronter à la difficulté d'une approche globale de la
réalité. L'apprentissage du nécessaire aller-retour permanent
analyse-synthèse de domaines traités scientifiquement de façon différente,
s'il est énoncé et enseigné avec la distance critique nécessaire, à la
capacité de développer une aptitude à penser et appréhender des ensembles
complexes qui peut ensuite s'exercer dans de nombreux domaines de connaissances
et dans des exercices professionnels variés.
C'est en ce sens que
l'exercice basique du métier, avec l'obligation de production qui lui est
inhérent, même s'il ne concerne plus, à terme, la totalité des étudiants
inscrits dans les écoles, reste un mode privilégié de formation. C'est une
méthode de travail qui est donnée par l'apprentissage à la pensée et à la
production de l'architecture.
"Je la regarde comme le plus complet des
arts" dira Paul Valéry, manière d'évoquer l'antique et éternel écho du
dialogue entre l'idée, la commodité, le beau, la forme solide et
construite.
Même si le XXème siècle, depuis Adolf Loos, a su
réexaminer la part relative de ces composantes, ce rappel devrait imposer aux
architectes un sens extrême de la dignité, un sens aigu de leur
responsabilité aussi, eux qui explorent dans leur travail l'intervalle
particulier qui se décline entre la poésie et l'usage. L'exercice classique du
métier réclame moins une aptitude à l'expression personnelle qu'une capacité
à penser et situer le rapport entre les objets, l'homme, la
nature...
Aujourd'hui, cet exercice ne peut plus ignorer le contexte de
production des temps actuels, ni les remises en question qui l'agitent souvent,
puisqu'il se fonde sur la transmission, le passage, l'ambivalence du rapport
entre le passé et le futur et qu'il doit à la fois se professionnaliser et se
diversifier.
Tout ceci impose donc aux architectes qui veulent s'y
confronter, de procéder à l'examen critique de leur propre production, de
savoir s'engager et se faire comprendre ; il leur faut également développer
une attention aux hommes et à l'usage, un exercice du regard curieux et
cultivé, le sens de la responsabilité personnelle, plutôt que les positions
égotistes.
C'est avec ce type d'exigences que peuvent se construire la
reconnaissance et l'appréciation extérieure du métier
d'architecte.
C'est avec ce type d'exigences que l'École d'architecture
conçoit son enseignement.
des missions plus larges pour l'architecte
: La loi française confie au seul architecte la mission d'établir le projet
d'architecture pour tous travaux d'une certaine importance soumis à une
autorisation de construire.
L'exercice de la profession d'architecte est
réglementé en raison des responsabilités exercées. Le diplôme "d'architecte
diplômé par le gouvernement" (DPLG) obtenu au terme d'un cycle de six ans
d'études ou après formation continue permet l'inscription à un tableau
régional d'architectes conférant seul le droit de porter le titre d'architecte
et d'exercer la profession.
Afin d'éviter la dégradation des paysages
naturels ou urbains, les pouvoirs publics étudient les conditions d'une
extension du recours obligatoire à l'architecte. Cependant les missions des
architectes sont d'ores et déjà multiples et diverses.
des orientations
professionnelles de plus en plus diversifiées : La plupart des architectes
français exercent une profession libérale, dans le cadre d'une société ou Ã
titre individuel. Les autres sont agents publics de l'État, d'établissements
ou d'entreprises publiques ou des collectivités territoriales, ou salariés
d'entreprises privées. Il faut noter toutefois que les compétences acquises
par les diplômés de l'École dans ses filières spécialisées sont
transférables à d'autres formations ou des parcours professionnels
diversifiés.
En effet, les enquêtes montrent que le tiers des
diplômés, comme leurs homologues européens, occupent d'autres activités :
maîtrise d'ouvrage, expertise, conseil, enseignement et recherche,
prioritairement dans les secteurs proches de l'architecture : composition
urbaine, paysage, patrimoine, restauration, réhabilitation, design,
décoration, ambiances lumineuses, climatiques et sonores, infographie,
graphisme, scénographie,... |
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