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La naissance du collège et les Frères Maristes Vers 1820 un ancien
domestique, s'était installé maître d'école. Cet homme d'une remarquable
incompétence, n'avait jamais manié la plume et savait à peine lire. Le
règlement était tel que l'on pouvait entrer à l'heure que l'on choisissait et
sortir de mĂŞme. Les quatre successeurs, pourtant plus instruits, ne valaient
guère mieux. L'un d'eux était secrétaire de mairie et s'absentait très
souvent. En 1835, la comtesse de la Poype fit don d'une somme d'argent pour
acheter un terrain à St Didier et créer un établissement scolaire. Au
printemps 1836, la construction fut commencée et en octobre, on posa la
toiture. Quatre Frères maristes furent nommés. Ils ouvrirent les classes en
novembre 1836, il y avait alors 250 élèves venant de St Didier et de Thoissey.
Les malédictions du collège Une foule de malédictions s'est
abattu sur Saint Joseph. D'abord en 1880 les professeurs furent accusés d'avoir
malmené un drapeau par la presse rouge. Puis en 1881 ce fut une épidémie de
rougeole. Les internes n'étaient plus que 50 et les pensionnaires 109. Trois
ans plus tard le feu ravagea la chapelle et quelques pièces ; enfin, les
vignobles furent atteints par le phylloxéra ce qui réduisit la clientèle du
pensionnat qui venait principalement des vignobles du Beaujolais et du
Mâconnais. En 1901, le pensionnat fut fermé suite aux lois sur les
associations qui exigeaient une autorisation spéciale. Le pensionnat fut
acheté en 1906 par le directeur d'un collège de garçons de Villefranche
/Saône. Celui-ci aidé de sa femme et de deux maîtres, essaya de relancer,
mais sans succès, l'école et le pensionnat.
Le Pensionnat de Saint
Didier En 1842, le pensionnat fut créé, ainsi aux 250 élèves, vinrent
s'ajouter 34 internes puis 80 dans les années 50. En 1857, un Frère prit la
direction et fit construire en 1863, le bâtiment nord et le préau en 1874.
C'est aussi lui qui instaura de nombreuses fĂŞtes telle que la St Jo. Le nombres
de 80 internes augmenta jusqu'Ă 178.
De la 1ère guerre aux années
70. En 1912, ce fut le retour des Frères maristes. L'année suivante, ils
eurent 100 internes plus des élèves externes. La guerre de 1914-18 posa de
graves problèmes : de nombreux professeurs furent mobilisés et le
ravitaillement devint difficile. Après l'armistice, des Alsaciens vinrent
apprendre le français dans la région. Durant la guerre de 1939-45, le collège
fut bien moins contrarié qu'en 1914 : le nombre d'internes monta jusqu'à 135.
En 1967, ce fut la construction du bâtiment neuf, ce qui permit d'augmenter
considérablement le nombre des classes. A la rentrée 1970, on compte 371
élèves dont 202 internes. Puis vint la mixité au collège. La chute de
l'effectif des internes se fit sentir en 1983 lors de mise en place des
ramassages scolaires et un dortoir est aménagé en laboratoire de sciences
physiques et de sciences naturelles.
Le collège nouveau... Depuis
1999, l'internat est fermé faute d'un nombre suffisant d'élèves
pensionnaires. Les travaux de rénovation et d'agrandissement se succèdent
chaque année, l'internat laissant place à de nouvelles salles de
cours.
Les Frères Maristes ont quitté définitivement le collège et
leur maison de Saint Didier en été 2005, tournant une page de l'histoire du
pensionnat Saint Joseph. |
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